École Lacanienne de Psychanalyse

Clic Zones

Paris : 14/15 décembre 2002





Anna et les corps indistincts







Si cyborg m'était conté...




L’histoire que raconte Emily Norton se passe dans un temps où tous les détails d’une naissance son réglés comme dans un cérémonial. Quand l’enfant est né, la sage-femme se met à pousser des cris à la façon de celles qui combattent à la guerre. Cela veut dire que la mère a vaincu en guerrière et qu’elle a capturé un enfant. Elles regardent par-dessus l’épaule d’Emily Norton les effigies des femmes bouches grandes ouvertes, hurlantes, accroupies, la tête de l’enfant entre leurs cuisses.


Monique Wittig Les guérillères



Le manifesto for cyborgs, dans le recueil The gendered cyborg déclare être la chart of transitions from the comfortable old hierarchical dominations to the scary new networks Donna Haraway has called the informatics of domination. Cyborg imagery can suggest a way out of the maze of dualism in which we have explain our bodies and our tools to ourselves. This is a dream, not a common language, but a powerful infidel heteroglossia. It means both building and destroying machines, identities, categories, relationship, spaces, stories.
Une belle histoire pour détruire les histoires... Le cyborg de Donna Haraway is resolutely committed to partiality, irony, intimacy, and perversity... It is oppositional, utopian, and completely without innocence.

Chacun des livres que j'ai mentionnés a nourri le monde imaginaire de mon adolescence, lequel fut en grande partie porté sur le sexe. Les histoires que j'inventais pour mon plaisir avaient tendance à mettre en scène des mécanismes érotiques légèrement effrayants et carrément inhumains : des androïdes qui ne faisaient que ce pour quoi ils avaient été programmés, ou des machines dans lesquelles on pouvait s'introduire, nue et tendre, sans craindre l'intrusion d'un humain trop banal, écrit Dorothy Allison.

Mon Opoponax, c’est peut-être, c’est même à peu près sûrement le premier livre moderne qui ait été fait sur l’enfance. Mon Opoponax, c’est l’exécution capitale de quatre-vingt-dix pour cent des livres qui ont été faits sur l’enfance. C’est la fin d’une certaine littérature et j’en remercie le ciel .C’est un livre à la fois admirable et très important parce qu’il est régi par une règle de fer, jamais enfreinte ou presque jamais, celle de n’utiliser qu’un matériau descriptif pur, et qu’un outil, le langage objectif pur. Ce dernier prend ici tout son sens. Il est celui-là même – mais porté au plain-chant par l’auteur – dont l’enfance se sert pour déblayer et dénombrer son univers. Ce qui revient à dire que mon Opoponax est un chef-d’œuvre d’écriture parce qu’il est écrit dans la langue exacte de l’Opoponax.

Marguerite Duras, à propos deL’Opoponax de Monique Wittig
Martine Gauthron




L’ENFANCE DU LANGAGE SELON WITTIG

Dans cette géhenne dorée adorée noire fais tes adieux m/a très belle m/a très forte m/a très indomp-table m/a très savante m/a très féroce m/a très douce m/a plus aimée, à ce qu'elles nomment l'affection la tendresse ou le gracieux abandon. Ce qui a cours ici, pas une ne l'ignore, n'a pas de nom pour l'heure, qu'elles le cherchent si elles y tiennent absolument, qu'elles se livrent à un assaut de belles rivalités, ce dont j/e m/e désintéresse assez complètement tandis que toi tu peux à voix de sirène supplier quelqu'une aux genoux brillants de te venir en aide. (Le corps lesbien)

Wittig dit qu’elle cherche des mots d’autres mots pour dire le corps aimé. Elle dit qu’elle veut donner corps aux mots pour les faire vivre autrement dans la matérialité des pages du livre, qu’elle veut dégager le langage de sa gangue straight pour rendre à l’écriture son génie qui est de créer recréer infiniment le corps. Elle dit que ce corps il faut le nommer ironiquement corps lesbien en référence au corps féminin de nos catégories. Elle dit que ce corps féminin adulé caressé décrit dessiné depuis la nuit des temps par les poètes et les peintres en termes de beauté splendeur brillance phalliques, les lesbiennes n’en veulent plus. Alors nous disons, le corps lesbien, qu’est-ce que c’est ?
Wittig nous dit qu’il nous faut retourner vers l’enfance les mots de l’enfance l’enfance du langage, quand on mord les syllabes à pleines dents quand on les savoure les découpe les lacère les dévore les digère les recrache jusqu’à l’écroulement le démembrement la décrépitude le pourrissement la mort. Elle nous demande de la suivre dans une quête difficile une exploration fantastique et terrifiante du corps de l’aimée, dans un geste qui renverse nos visions idéalisée  :

Mais tu le sais, pas une ne pourra y tenir à te voir les yeux révulsés les paupières découpées tes intestins jaunes fumant étalés dans le creux de tes mains ta langue crachée hors de ta bouche les longs filets verts de ta bile coulant sur tes seins, pas une ne pourra soutenir l'ouïe de ton rire bas frénétique insistant. L'éclat de tes dents ta joie ta douleur la vie secrète de tes viscères ton sang tes artères tes veines tes habitacles caves tes organes tes nerfs leur éclatement leur jaillis-sement la mort la lente décomposition la puanteur la dévoration par les vers ton crâne ouvert, tout lui sera également insupportable.

Les mots agissent par leur matérialité sur le réel. Ceux de Wittig touchent, frappent, saisissent le lecteur. Ils ont un corps qui change notre corps notre pensée et à travers eux le corps social qu’ils emboutissent violemment. Wittig répond à la violence du pouvoir par la machine de guerre du langage, à la violence des mots du pouvoir straight par le Cheval de Troie de son écriture sans concessions, ironique et guerrière : Notre combat vise à supprimer les hommes en tant que classe, au cours d’une lutte des classes politiques – non un génocide. (La pensée straight)
Alors comment réinventer le lien social la transmission lorsque «le roc de la nature » – la différence des sexes la reproduction — a volé en éclats sous les critiques radicales de la pensée lesbienne, et avec elles les structures de la parenté ? La théorie psychanalytique est toute entière affectée par la tornade Wittig. Mais peut-être apercevons-nous l’aube d’un temps nouveau : Le plaisir pour le plaisir comme l'a fait remarquer Baudelaire, le poète lesbien, est ce qui caractérise cette subjecti-vité/sexualité. Le lesbianisme est bien plus que l'homosexualité (le concept homologue à celui d'hétérosexualité). Le lesbianisme est bien plus que la sexualité. Le lesbianisme ouvre sur une autre dimension de l'humain.
Nous demandons : quelle dimension ?

Colette Piquet



FONCTION PHALLIQUE / FONCTION ORPHIQUE ?

Combien de fils faut-il tenir simultanément pour approcher ce qui amène Monique Wittig à donner à sa divine comédie le titre : " Virgile, non" ? M’arrête le voisinage, dans le chant quatre de son livre, du destin d’Orphée livré aux bacchantes et de la passion du Christ, "ah, père, père, pourquoi m’as-tu abandonnée".

De leur côté, les ouvrages consacrés à l’enfance que publient conjointement Anna Freud et Dorothy Burlingham pendant et après la seconde guerre mondiale ne se contentent sûrement pas de dessiner un geste humanitaire dans l’hébétude de la guerre et de l’holocauste. La rencontre du nom de ces filles de bonne famille sur la couverture d’un livre intitulé Infants without families invite à un moment de suspens. Dans l’après-coup de la première boucherie universelle et le souvenir de la dispersion des frères et des enfants, de quoi sont faites des relations entre enfants lorsqu’ils ne sont pas élevés par une mère dans une famille ? Construire ses repères principalement autour de travaux comme ceux de Spitz sur l'hospitalisme retient côté straight et mènerait à considérer qu'il s'agissait seulement de pallier avec pragmatisme et générosité les conséquences de la guerre. Un demi-siècle après, et les lendemains qui chantent se faisant attendre, pointent d’autres questions introduites par les bagarres politiques et théoriques autour du statut juridique du conjungo, autour des conditions de l’adoption, de la contraception, de l’avortement et de la conception assistée, autour des travaux gays et des études lesbiennes. En bout de liste on ajoutera "entre autres", c’est-à-dire pas sans l’analyse non plus, mais en tenant compte de ce qui s'est très vite imposé comme une lecture familiale de la transmission analytique : l'analyse, gode de la famille ?

Gageons la présence d’une indication dans les quelques lignes de Simians, Ciborgs, and Women, The reinvention of nature (p.175) dans lesquelles Donna Haraway présente l’écriture de Cherrie Moraga : "Cherrie Moraga (1983) in Loving in the War Years explores the theme of identity when one never possessed the original language, never told the original story, never resided in the harmony of legitimate heterosexuality in the garden of culture, and so cannot base identity on a myth or a fall from innocence and right to natural names, mother’s or father’s" ? On pourrait traduire un peu librement par : "Cherrie Moraga (1983) dans Aimer pendant les années de guerre, explore le thème de l’identité pour qui n’a jamais possédé une langue maternelle, n’a jamais raconté l’histoire de ses origines, n’a jamais habité au jardin de la culture dans l’harmonie d’une hétérosexualité reconnue, et donc ne peut pas fonder son identité sur un mythe ni sur une chute hors de l’innocence et un droit à des noms naturels, celui de la mère ou celui du père ?

François Dachet





« IL ETAIT UNE FOIS UN RAT BLANC NOMMÉ CYBORG. »

Globalisation, mondialisation, techno-sciences, cyber-espace, génôme, transgénique, guerre bactériologique, etc. etc. quelques termes qui se rencontrent à longueur de page dans ce que nous lisons, regardons, entendons.
Les frontières qui nous permettaient de nous y retrouver un peu entre ce que nous appelons «humains», «animaux», «machines», se sont mises à bouger, vaciller, exploser. Lamentations d’apocalypse, cris d’enthousiasme, c’est selon, s’élèvent en chœur. Y aurait-il des branchements possibles entre ce nouvel univers-cyborg et la pratique analytique ? Seraient-ils déjà faits sans que nous les ayons entr’aperçus ?

En 1995, Donna Haraway, «historian of science» à l’université de Californie, Santa-Cruz, écrit la préface du Cyborg Handbook . Elle intitule sa préface : «Cyborgs and Symbionts : Living Together in the New World Order» . Elle propose un fil pour entrer dans la fabuleuse «tale» de l’univers cyborg. Quatre figures s’imposent :
-Gaia, la terre-mère bien connue de la très ancienne mythologie grecque, vue d’une navette spatiale,
-Terminators, guerriers «cyber-renforcés» qui combattent dans les guerres interplanétaires,
-Un petit rat blanc nommé Cyborg par les scientifiques américains qui le lancent dans l’espace,
-Et enfin, Mixotricha paradoxa, micro-organisme qui se loge dans un termite de l’Australie du Sud.

Le chemin que je ferai en compagnie de ces quatre personnages proposés par Donna Haraway passera, je l’espère, par un point de vue «dérangé» sur ce que j’appelle pour le moment : «l’enfant et le cyborg».

Anne-Marie Vindras





CAPTURER LES ENFANTS

Qu’est-ce que Dieu réclame de nous ? De l’amour, de l’amour, DE L’AMOUR.
Uccellacci e Uccellini

Pier Paolo Pasolini



Rosada : le son d’un mot d’une langue d’enfance, et voilà une vie entière prise au creux du pli d’un genou d’un jeune garçon. Insertion du poète dans la langue du monde par l’intermédiaire d’une expérience sexuelle ou violemment sensuelle, écrit René de Ceccatty à propos de Pasolini.

Revoyons Salo, de Pier Paolo Pasolini après The girl, de Monique Wittig et Sande Zeig, deux voyages aux Enfers, après bien d’autres, ceux d’Ulysse, d’Orphée, de Dante… La poésie emporte une érotique, voyage initiatique dont la fin se tisse au fil de chaque mot.

Les belles histoires d’Anna témoigneraient-elles d’une nouvelle érotique ? Butler, de Lauretis, Hart, et les autres, apportent leurs interprétations, mais ces textes trouvent leurs limites quand il s’agit de dégager une telle question, prise aux rêts de la création littéraire, poétique, qu’elle appartienne à une sous-culture ou non, sous-culture de la langue vulgaire, celle de l’enfance ou du divan, des belles histoires des chevaliers, de Blanche Neige - l’anti Eurydice, de Virgile, Dante, Pasolini, Wittig, longue liste, bien sûr.

Pourquoi chercher à établir quelques données d’une nouvelle érotique ? La psychanalyse, ne nous le cachons pas, a très largement dégénéré en pastorale psychosociologique. Il serait quasiment époustouflant que ce soit la fille de Freud qui nous en ait avertis.

Mayette Viltard





Quelques livres
Dont certains seront en vente le 14 et 15 décembre

Anna Freud, «Fantasme d’être battu et rêverie diurne», traduit de l’allemand dans Féminité mascarade, études psychanalytiques réunies par Marie-Christine Hamon, collection Champ Freudien, Éditions du Seuil, Paris, 1994.

Lynda Hart, Between the Body and the Flesh, Columbia University press, 1997.
Judith Butler, Gender Trouble, Feminism and the subversion of identity, Routledge, New York and London, 1999.
Eve Kosofsky Sedgwick, Epistemology of the closet, University of California Press, Berkeley, Los Angeles, 1990.
Teresa de Lauretis, Technologies of gender. Essays on Theory, Film, and Fiction, Language, Discourse, Society, general editors : Stephen Health, Colin MacCabe and Denise Riley, UK MacMillan, 1989.
Christine Delphy, L’ennemi principal -2.Penser le genre, Collection nouvelles questions féministes, Éditions Syllepse, 2001.
Donna J. Haraway, Simians, Cyborgs and Women The reinvention of nature, Free Association Books, London, 1991.
Judith Butler, La vie psychique du pouvoir, Éditions Léo Scheer, Paris, 2002.
Pourquoi les lesbiennes ne sont pas des femmes, dir. Marie-Hélène Bourcier, Éditions gaies et lesbiennes, Paris.
Esther Newton, Mother camp, female impersonators in America, The University of Chicago Press
Acting out : feminist preformances, edited by Lynda Hart and Peggy Phelan, The University of Michigan Press.
Pat Califia, Doing it for Daddy, Alyson Publications.
Del Lagrace Volcano and Judith «Jack» Halberstam, The drag king book, Serpent’s Tail London and Nex york.
Judith Halberstam, Female masculinity, Duke Univerity Press.

Monique Wittig, La pensée straight, collection Moderne, Édition Balland, Paris, 2001.
Monique Wittig, Virgile, non, Les Éditions de Minuit, Paris, (1985)
Monique Wittig, Le corps lesbien, Les Éditions de Minuit, Paris, (1973), 1994.
Monique Wittig, Paris-la-politique et autres histoires, P.O.L., Paris, 1999.
Monique Wittig, L’Opoponax, Les Éditions de Minuit, Paris, (1964), 1994.
Monique Wittig, Les guérillères, Les Éditions de Minuit, Paris, (1969), 1993.
Beatriz Preciado, Manifeste contra-sexuel, traduction de l’anglais par Marie-Hélène Bourcier, collection Moderne, Édition Balland, Paris, 2000.
Marie-Hélène Bourcier, Queer Zones, politiques des identités sexuelles des représentations et des savoirs, collection Moderne, Édition Balland, Paris, 2001.
Attirances, Lesbiennes fems Lesbiennes butch, Collectif sous la direction de Christine Lemoine et Ingrid Renard, éditions gaies et lesbiennes, Paris, 2001.
Leslea Newman, Butch/Femme, mode d’emploi, KTM éditions, Paris, 2001.

The lesbian and gay studies reader, edited by Henry Abelove, Michèle Aina Barale, David M. Halperin, Routledge, New York, 1993.
Inside/Out, lesbian theories, gay theories, edited by Diana Fuss, Routledge, New York and London, 1991.
Psychoanalysis and Woman, a reader, edited by Shelley Saguaro, MacMillan Press, London, 2000.

Perry Meisel, Walteer Kendrick, Bloomsbury/Freud, James & Alix Strachey Correspondance 1924-1925, collection histoire de la psychanalyse, P.U.F., Paris, 1990.
Virginia Woolf, Journal d’un écrivain, Bibliothèques 10/18, Paris, 2000.
Lytton Strachey, La reine Victoria (1819-1901), collection Petite Bibliothèque Payot/Documents, Éditions Payot, 2000.
Lytton Strachey, Cinq excentriques anglais, Le Promeneur, 1992.
Lettres de famille de Sigmund Freud et des Freud de Manchester, 1911-1938, Recueil de lettres présenté et traduit de l’anglais par Claude Vincent, Bibliothèque de psychanalyse, P.U.F., 1996.
Les controverses Anna Freud Melanie Klein, 1941-1945, Rassemblées et annotées par Pearl King et Riccardo Steiner, collection histoire de la psychanalyse, P.U.F., Paris, 1996.
Peter Heller, Une analyse d’enfant avec Anna Freud, Le fil rouge, P.U.F., Paris, 1996.
U. H. Peters, Anna Freud, Balland, Paris, 1987.
Elisabeth Young-Bruehl, Anna Freud, collection Biographies Payot, Paris, 1991.
Dorothy Burlingham, Psychoanalytique studies of the sighted and the blind, International University Press, New York, 1972.
Michael John Burlingham, The last Tiffany, a biographie of Dorothy Burlingham Atheneum, New York, 1989.

Lou Andreas-Salomé, Ma vie, collection Quadrige, P.U.F., paris, (1977), 1986.
Angela Linvingstone, Lou Andreas-Salomé sa vie et ses écrits, collection Perspectives critiques, P.U.F., Paris, 1990.
Lou Andreas-Salomé, Correspondance avec Sigmund Freud, suivi du Journal d’une année (1912-1913), N.R.F., collection Connaissance de l’inconscient, Gallimard, Paris, (1970), 1978.
Lou Andreas-Salomé, L’amour du narcissisme, Textes psychanalytiques, NRF, collection Connaissance de l’inconscient, Gallimard, Paris, 1980.
Lou Andreas-Salomé, Lettre ouverte à Freud, Essai, Lieu Commun, Paris, 1983.
Lou Andreas-Salomé, Éros, collection « Arguments », Les Éditions de Minuit, Paris, (1984), 2000.
Stéphane Michaud, Lou Andreas-Salomé, L’alliée de la vie, Biographie, Seuil, Paris, 2000.
Lou Andreas-Salomé, Jutta, collection La couleur de la vie, Seuil, Paris, 2000.

Marie Bonaparte, Les glauques aventures de Flyda des mers, Imago publishing Co. Ltd, London, 1950.
Marie Bonaparte, Derrière les vitres closes, les souvenirs d’enfance de Marie Bonaparte. À la mémoire des disparus. I, P.U.F., Paris, 1958.
Marie Bonaparte, L’appel des sèves, les souvenirs de jeunesse de Marie Bonaparte. À la mémoire des disparus II, P.U.F., Paris, 1958.
Marie Bonaparte, La sexualité de la femme, Bibliothèque de psychanalyse, P.U.F., 3è édition, Paris, 1967.
Célia Bertin, La dernière Bonaparte, Librairie Académique Perrin, Paris, 1982.


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