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Rencontre avec Gloria Leff autour de son livre « L’homme qui aimait les fous. Actualité d’István Hollós »

Encuentro-Debate


Fecha próxima

12 junio 2026 - Paris

Avec Gloria Leff

Discutants : Catherine Franceschi, Alicia Guerra, Yan Pélissier et Thierry Toussaint

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  • 12 junio 2026

Argumento


Rencontre avec Gloria Leff autour de son livre

L’homme qui aimait les fous. Actualité d’István Hollós

(Paris, EPEL, 2025)

 

Avec L’homme qui aimait les fous. Actualité d’István Hollós, Gloria Leff reprend les écrits de ce psychanalyste hongrois – ami de Ferenczi et médecin chef du principal hôpital psychiatrique de Hongrie, la clinique de Lipótmező dite la « Maison jaune » – et en premier lieu son livre de 1928 : Ouvrage très insolite du Dr. Télémaque Pfeiflein sur la libération des malades mentaux, publié en français par le Coq-Héron en 1986 sous le titre Mes adieux à la Maison jaune. Elle répercute la leçon d’Hollós écrivant : « accueillir ses paroles incompréhensibles au ras de la langue propre du patient » en mettant de côté, non seulement la psychopathologie psychiatrique, mais aussi en suspendant toute quête du sens. Elle nous fait partager la capacité d’Hollós à délaisser son savoir pour accueillir le divers dans toute son étendue et son étrangeté, jusqu’à s’ouvrir à ce qui dans ces « effilochées de parole » n’est plus que son et rythme et qui relève de ce que l’autrice appelle « l’altérité radicale ». Griffandzittár glutandó !

Gloria Leff nous fait redécouvrir la démarche très actuelle d’Hollós auquel Freud répondait, à l’envoi de son livre, qu’il approuvait sans limite sa chaleur humaine, sa compréhension et son mode d’abord avant d’avouer qu’il n’aimait pas lui-même ces malades : « je m’irrite contre eux de les ressentir si loin de moi et de tout ce qui est humain. Une forme curieuse d’intolérance qui me rend incapable d’être psychiatre ». Mais ajoutant avec une totale franchise qu’il n’excluait pas qu’un accueil radicalement différent à la folie soit possible : « Est-ce que je ne me comporte par là comme les médecins d’autrefois envers les hystériques ? ».

Dans le même temps Gloria Leff, dans une lecture croisée entre István Hollós et la postface de Jean Allouch à Lettre pour lettre, « L’altérité littérale », nous livre une lecture qui ne fait pas l’impasse sur les difficultés que pose les quelques pages de cette postface qui tentent d’éclairer Michel Foucault écrivant : « la folie n’obéit à aucune langue (et c’est pour ça qu’elle est insensée) ; mais elle contient son propre code dans les paroles qu’elle prononce (et c’est pour cela qu’elle a du sens) ».

Nous chercherons, comme l’autrice, à nous mettre au diapason d’Hollós tout en dépliant avec elle les difficultés de lecture que pose cette notion de code propre avec lequel la folie procéderait et nous l’inviterons à cerner encore plus les contours de cette « altérité radicale ». Nous lui demanderons également de préciser en quoi cette « suspension de l’interprétation, du sens » et cette capacité d’Hollós à délaisser son savoir résonnent avec ce que Jean Allouch a appelé « exercer la psychanalyse au neutre ».

Date : Vendredi 12 juin

Heure : 20h

Discutants : Catherine Franceschi, Alicia Guerra, Yan Pélissier et Thierry Toussaint

Lieu : au local de l’École lacanienne de psychanalyse
212 avenue du Maine, 75014 Paris
Code 224A7, interphone 46, 2ème étage

Participation aux frais souhaitée : 10€