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Place publique et conférences de l’Unebévue 2023

Place Publique


Prochaine date

18 Mars 2023 - Paris

Place publique et conférences de l’Unebévue 2023

Toutes les dates


  • 14 Janvier 2023

    4 Février 2023

    18 Mars 2023

  • 15 Avril 2023

    17 Juin 2023

Argument


Place Publique 2023

et

Conférences de l’Unebévue

à l’Agora

64 rue du Père Corentin 75014 Paris
Metro Ligne 4
Porte d’Orléans
Bus 38 et 92
Tram T3a

les samedi
14 janvier
4 février
18 mars
15 avril
17 juin

de 9h à 16h30

Participation aux frais
20 € la journée
Prix réduit 10 €

[ Cliquez ici pour télécharger le flyer ]

 

DIALOGUES EN PUBLIC

La menthe à l’eau

le samedi matin
de 9h30 à 12h

*****
18 mars
17 juin

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Place publique et menthe à l’eau furent à la source de ce que, à partir des années cinquante, on a appelé le courant de psychothérapie institutionnelle, et dont Jean Oury et Félix Guattari, avec d’autres, ont été les chevilles ouvrières.

La menthe à l’eau est une méthode schizo, une surface d’accrochage, un langage de reconstruction sémantique, avec des signi- fiants pris au hasard des rencontres, au lieu d’aller les chercher dans les livres ou dans la bibliothèque de Sainte-Anne. Des bouts de discours, tenus par les uns et les autres, qui s’entrechoquent dans un hasard objectif.

La méthode freudienne, dans la psychanalyse en France, est ainsi placée dans ses plus étroits rapports avec la pratique poétique.

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L’exploitation du désir, c’est la grande invention du discours capitaliste, parce qu’il faut l’appeler quand même par son nom. Ça, je dois dire, c’est un truc vachement réussi.
Lacan, 4 février 1973, Milan.

 

Mais ces hétérotopies de crise disparaissent aujourd’hui et sont remplacées, je crois, par des hétérotopies qu’on pourrait appeler de déviation : celle dans laquelle on place les individus dont le comportement est déviant par rapport à la moyenne ou à la norme exigée. Ce sont les maisons de repos, les cliniques psychiatriques; ce sont, bien entendu aussi, les prisons, et il faudrait sans doute y joindre les maisons de retraite, qui sont en quelque sorte à la limite de l’hétérotopie de crise et de l’hétérotopie de déviation, puisque, après tout, la vieillesse, c’est une crise, mais également une déviation, puisque, dans notre’ société où le loisir est la règle, l’oisiveté forme une sorte de déviation.
Michel Foucault « Des espaces autres »
Hétérotopies. 1967.

 

La poésie, c’est le projet fou de changer le nom de toutes les choses. Je suis convaincu que c’est une tâche poétique, plus encore que politique, qui nous attend. C’est la fonction désirante qui doit transformer le nom de toutes les choses. Or, cela, je le vois arriver. Je vois les lieux où cela se fait déjà. Mais il y a deux dangers. Le premier est la réabsorption des luttes dans des logiques d’identité. D’autre part, du côté des luttes écologiques, je me méfie du naturalisme et de la concentration sur la question locale, sur le localisme néonationaliste. De la même façon, la question des politiques d’identité sexuelle sature les débats, en se concentrant sur l’enjeu de la loi, mais pas du tout sur les questions du désir et de la liberté. Par exemple, cette obsession à tout réduire au consentement. Au secours. J’aimerais entendre parler du désir ; il est où le désir dissident ? Elle est où la puissance désirante des corps qui ont été objectivés et sexualisés pendant l’histoire ? Je n’entends que consentement ou pas. Le féminisme binaire et normatif est pour moi dans un moment de régression hyperbolique. Ce n’est plus un interlocuteur pour moi. Je ne comprends plus le féminisme naturaliste. Ma démarche trans est une démarche féministe révolutionnaire.

Ce qu’il faut combattre, c’est le masculinisme, pas les hommes. Ce qui m’intéresse, ce ne sont pas les poli- tiques d’identité féministes, gay ou lesbienne. C’est le corps politique !

Paul B. Preciado, Dysphoria mundi, 2022.

 

Les délégués, les représentants, les tenants lieu, les tenanciers du signifiant imposent le régime d’une loi de signification : quoi que tu aies fait, cela doit signifier quelque chose; à chaque signifiant son signifié, à chaque signifié son signifiant, c’est le règlement! La culpabilité institutionnelle consiste à considérer le moindre acte local, la moindre manifestation sémiotique singulière comme devant avoir un répondant dans une machine centrale d’encodage des significations. Mais plutôt que d’individuer et de centraliser hiérarchiquement le système des signifiants, une politique d’agencement de strates sémiotiques a- signifiantes décentralisées aura à déjouer les effets de signification et de culpabilisation. Le signifiant, dès lors, cessera de tomber comme une pluie grise sur l’ensemble institutionnel pour laisser sa place, enfin, à l’humour.
Félix Guattari, La Grande Motte,
vendredi 2 novembre 1973 matin

 

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UNE PSYCHANALYSE DE POÉSIE

le samedi matin
de 9h30 à 12h

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14 janvier
15 avril

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Il y a deux manières de voir un film, Ou bien on le considère comme une boîte qui renvoie à un dedans et alors on cherche ses signifiés, et puis si l’on est encore plus pervers ou corrompu, on part en quête du signifiant, ou bien on considère ce film comme une petite machine asignifiante. Comment ça fonctionne pour vous ?

Si ça ne fonctionne pas, si rien ne se passe, prenez un autre film…

Cette autre vision est une vision en intensité. Il n’y a rien à expliquer, rien à comprendre, rien à interpréter. Cette manière de voir en intensité, en rapport avec le dehors, flux contre flux, machine avec machine, mise en fonctionnement avec autre chose, n’importe quoi… c’est une manière amoureuse…

Gilles Deleuze

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Workshop
le samedi
de 9h30 à 12h et
de 14h à 16h30

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4 février

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Je me félicite que dans les groupes, chacun parle et apporte son expérience, c’est là que peut se faire ce qui ne se conçoit dans notre idée du réel qu’en termes d’une cristallisation, c’est là que peuvent se produire les points- nœuds, les points de précipitation qui feraient que le discours analytique ait enfin son fruit.
Lacan, La Grande Motte, 15 avril
vendredi 2 novembre 1973 après-midi

 

 

LE RÉALISME AGENTIEL
Intra-actions et pratiques
matérielles-discursives.
de Karen Barad
Traduit par Denis Petit

Le nouveau cadre philosophique proposé par Karen Barad conduit à repenser les concepts fondamentaux qui sous-tendent la pensée binaire, notamment les notions de matière, de discours, de causalité, d’agentivité, de pouvoir, d’identité, d’encorporation, d’objectivité, d’espace, et de temps. Elle cite Donna Haraway qui écrit dans La promesse des monstres : « Je pense que le monde est précisément ce qu’on perd dans les doctrines de la représentation et de l’objectivité scientifique ». L’agentivité, à cet égard, est un espace de possibilités beaucoup plus vaste que celui que l’on considère généralement. Le remaniement des exclusions entraîne des possibilités de changements (discontinus) dans la topologie du devenir du monde. Le « réalisme agentiel » permet ainsi de reconnecter matière et discours dans la performance continue du monde.

Cinéma de poésie et
pratique psychanalytique.

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CONFÉRENCES DE L’UNEBÉVUE

le samedi après-midi

de 14h à 16h30

14 janvier
18 mars
15 avril
17 juin

Participation aux frais
20 € la journée
Prix réduit 10 €