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Quand le cas fait loi

Colloque


Prochaine date

8 Juin 2024 - Paris

Interventions de :
Dominique Goy Blanquet
David Lichtenstein
Guenaël Visentini
David Allen
Guy Le Gaufey
Miguel Gasteasoro
Manuel Hernández
Guy Casadamont

Toutes les dates


  • 8 Juin 2024

    9 Juin 2024

Argument


Colloque

Quand le cas fait loi

Samedi 8 et dimanche 9 juin

 

L’étymologie du mot « cas » est souvent invoquée pour faire entendre qu’il est ce qui « tombe »… sous la loi qu’il illustre et sous le regard qu’il comble de son évidence. Son indubitable existence viendrait ainsi lester des théories trop éthérées, afin de mieux ramener l’esprit vers quelques bien concrètes réalités. Et forts de notre ascendance latine, nous pensons que cette conception du cas ne saurait être qu’universelle.

Or il est de multiples lieux sur cette planète où il n’en va pas exactement ainsi. Les cas y abondent comme partout, en droit, en médecine, en morale, et même en science, mais ils organisent autrement leurs rapports aux lois du champ dont ils relèvent. La matrice de ce discret changement de perspective est à chercher dans le droit : dans les systèmes dits de « Common Law », il va de soi qu’un conflit doit d’abord chercher sa solution dans un libre accord des deux partis. Si tel n’est pas le cas, alors oui, l’on ira saisir la justice qui, elle, cherchera dans des jugements antérieurs les éléments qui permettraient de trancher dans le cas présent. Le Législateur – si décisif dans le code Napoléon et ses multiples dérivés – s’estompe alors derrière une jurisprudence multiple et broussailleuse. Le cas a d’abord affaire à ses alter ego, sans « tomber » d’emblée sous le coup d’une loi générale. Ce pli juridique façonne les esprits bien au-delà de ce que l’on pourrait imaginer.

Une telle nuance ne saurait laisser insensibles les psychanalystes de toute obédience qui, dans la construction de leur savoir, ne se sont jamais appuyés sur des données statistiques, mais ont toujours misé sur la prévalence du cas. D’où vient cette constante retenue à l’endroit de lois qui feraient de la psychanalyse la science qu’elle prétend souvent être ? Quelle logique sous-tend ce foisonnement de cas, si favorable à la diaspora analytique, et si affin aux diverses conditions de sa pratique ? Un certain habitus juridique anglo-saxon pourrait aider à mieux percevoir les enjeux de cette mise à l’écart de l’universel, non par principe, mais de fait, sans même y songer.

Ce colloque entend prendre appui sur la prochaine sortie en mars, chez Epel, de la traduction du livre de John Forrester, Thinking in Cases, sous le titre Si p, alors quoi ? Un approche anglo-saxonne du cas.

 

Dominique Goy Blanquet : « Common Law » : une histoire pas commune »

David Lichtenstein : « The Analyst vanishes: the case of the missing case »

Guenaël Visentini : « Prodiges et vertiges du style freudien de raisonnement par cas »

David Allen : « Klein et ses amis : la question de l’auto-description de la folie »

Guy Le Gaufey : « Le fait est »

Miguel Gasteasoro : « À la recherche de Forrester. Trois moments du cas psychanalytique. »

Manuel Hernández : « Faut-il faire cas du faire cas ? »

Guy Casadamont : « Christine Papin : Acheronta movebo »

 

LE 253

253 rue du Faubourg Saint Martin, 75010, Paris

Métro Stalingrad ou Jaurès

 

Samedi

9h Accueil

9h30 à 12h30

Pause

14h30 à 17h30

 

Dimanche

9h30 à 12h30

Pause

14h30 à 17h30

 

Entrée 90€. Tarif réduit possible

 

Crédits de l’image : « Le retour de l’audience », de Thomas Couture, 1860-186, Huile sur toile.