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Un certain Louis Wolfson… écrivain

Meeting


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21 March 2026 - Paris

Proposent : Étienne Fabre, Yan Pélissier et Inés Crespo

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  • 21 March 2026

Argument


UN CERTAIN LOUIS WOLFSON… ÉCRIVAIN

Samedi 21 mars, 18-21h
(accueil à 18h00, début de la soirée à 18h30)

à l’auditorium de la Halle Saint-Pierre
2 rue Ronsard, 75018 Paris

Débat autour du livre d’Étienne Fabre, Un certain Louis Wolfson

avec
Étienne Fabre, Pierre Jacerme, Anne Ropers et Alain Neddam
et Denis Lavant en lecteur des textes de Louis Wolfson

Entrée libre et inscriptions préalables jusqu’au 7 mars
sur [email protected]

(sous réserve des places disponibles)

 

 

Dans la préface à son roman Le Bleu du ciel, Georges Bataille fait une distinction importante entre les livres écrits dans un but expérimental et les livres nés de la nécessité. […] La littérature n’est pas un continuum mais une série de dislocations, et les livres qui comptent le plus pour nous en définitive sont généralement ceux qui allaient à contre-courant de l’idée qu’on se faisait de la littérature à l’époque où ils ont été écrits. […] Le Schizo et les langues, de Louis Wolfson, est l’un de ces livres.
Paul Auster, « New-York Babel », 1975.

Les vrais livres, les livres profonds sont peut-être exclusivement ceux qui nous permettent d’approcher de l’état de conscience. […] Chaque fois qu’un de ces livres paraît, si nouveau, si extraordinairement lui-même, un de ces livres qu’on ne lit pas vraiment, mais qu’on vit ; alors il semble que c’est la littérature tout entière qui soit remise en question. Le livre devient en quelque sorte un vengeur implacable et solitaire qui détruit d’un seul coup des années d’habitudes et de confort littéraire. Il y a peu de ces livres.
J.M.G. Le Clézio, « La tour de Babil ». 1970.

 

Lors de sa découverte en 1964, Le Schizo et les langues a fait l’effet d’une bombe dans le milieu intellectuel français. Accueilli par Raymond Queneau et J-B Pontalis, un tiers du manuscrit fut immédiatement publié dans Les temps modernes. Mais quand il paraitra six années plus tard, préfacé par Gilles Deleuze qui présentera son auteur comme un cas de folie, dans la collection « Connaissance de l’inconscient » chez Gallimard, Le Schizo et les langues sera majoritairement reçu comme un document, certes exceptionnel, mais un document quand même.

Dans Un certain Louis Wolfson, Étienne Fabre met ses pas dans ceux de Paul Auster et J.-M.G Le Clézio pour tenter de contrer cet accueil, qui bien qu’enthousiaste avait gardé « une insupportable odeur de clinique » (Gide), en prenant le parti de considérer radicalement Louis Wolfson comme un écrivain.

Pour en débattre cette soirée réunira autour d’Étienne Fabre :

– Pierre Jacerme, qui a aidé à la publication dans la revue Change de larges extraits de la réécriture par Louis Wolfson du Schizo et les langues, intitulé Point final à une planète infernale,
– Anne Ropers, autrice de la pièce Wolfson construite à partir du Schizo et les langues et Ma mère, musicienne, est morte…
– Alain Neddam, auteur d’une adaptation théâtrale (À propos de Rose Minarsky, Paris, Epel. 1997)
– Denis Lavant nous fera, quant à lui, entendre la langue de Wolfson

PROGRAMME :

– Ouverture par Denis Lavant
– Conversation entre Étienne Fabre, Yan Pélissier et Inés Crespo autour de Louis Wolfson écrivain
– Intermezzo par Denis Lavant
– Conversation entre Alain Neddam, Anne Ropers et Yan Pélissier autour de leurs adaptations théâtrales
– Intermezzo par Denis Lavant
– Conversation entre Pierre Jacerme et Étienne Fabre autour de Point final à une planète infernale
– Point final par Denis Lavant

BIBLIOGRAPHIE :

• Étienne Fabre, Un certain Louis Wolfson, Paris, Ed. Séguier, 2025.
• Sylvère Lotringer et David Morris (dir.) Schizo-Culture. The Event. 1975. Cambridge, The MIT Press, 2013.
• Jeffrey Mehlman, Adventures in the French Trade. Fragments Toward a Life, Stanford, Stanford University Press, 2010.
• Louis Wolfson, Le Schizo et les langues, Paris, Ed. Gallimard, Coll. Connaissance de l’inconscient, 1970.
• Louis Wolfson & Rose Minarsky, Ma mère, musicienne, est morte de maladie maligne (et mettons de manques médicaux), mardi à mercredi, au milieu du mois de mai mille977 au mouroir Memorial de Manhattan, Paris, ed Navarin, 1984. Réédité par Ed Attila en 2012.
• Louis Wolfson, « L’Épileptique sensoriel schizophrène et les langues étrangères ou Point final à une planète infernale », Fragments I et II, Change n° 32-33, octobre 1977. [Extraits remaniés du Schizo et les langues]
• Louis Wolfson, « L’Épileptique sensoriel schizophrène : “La rouquine” suivi de “La bombe !” », Fragments I et II, Change n° 3’-35, mars 1978. [Extraits remaniés du Schizo et les langues]
Dossier Wolfson, ou L’affaire du Schizo et les Langues, Paris, Ed. Gallimard, Coll. L’arbalète, 2009. Articles de Pontalis, Le Clézio, Auster, Aulagnier, Dorra, Foucault, Alfred, Cusset.

FILM :

• Duccio Fabbri, Sqizo, 70mn, 2020 : https://miocinema.com/sqizo

THÉÂTRE :
• Anne Ropers, Wolfson, 2016, avec Denis Lavant (comédien) et Diemo Schwarz (musicien).
• Alain Neddam, À propos de Rose Minarsky, Paris, EPEL, 1997. Créé en 1997 au Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis.

Pour une bibliographie, filmographie et liste des mises en scène plus complète voir le travail de Maria Eugenia Uriburu in Le Dossier Wolfson.